Voter n’est pas jouer

Voilà un bout de temps que je n’avais pas pris le clavier et sauf si vous avez vécu terré dans une grotte, il ne devrait pas vous avoir échappé qu’il y a eu depuis ma dernière intervention sur le site « quelques petits changements » à la FFE.

Dans ce billet, je voudrais reprendre certains points des nouveaux statuts de la FFE, tels qu’ils ont finalement été votés lors de l’AG de février 2016, nouveaux statuts que vous retrouverez dans leur intégralité, accompagnés du nouveau règlement intérieur ici (page WEB de la FFE). Les extraits de ces nouveaux règlements sont indiqués entre guillemets dans tout le texte qui suit.

Ce vote a fait circuler beaucoup d’électrons recyclés sur la toile. Peut-être avez vu passer des sites à durée limitée faisant la chronologie des différents amendements ou bien avez-vous lu ici ou là divers blogs ou discussions sur le sujet. De ces diverses appréciations de l’événement, je ne commenterais que l’annonce officielle de la FFE (à lire ici) et encore, très partiellement. Le titre de cet entrefilet pourrait faire sursauter : ‘statuts adoptés à l’unanimité’, voilà qui pourrait surprendre si l’on a lu les échanges quelques fois musclés ou peu amènes qui ont été publiés par ailleurs. C’est toutefois en même temps exact et quelque peu oublieux de certaines précisions qui ont leur importance.

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Joueuse de club par Sonia Bogdanovsky

Je suis ce qu’on appelle une « joueuse de club ». J’ai 38 ans, je joue depuis que j’en ai 27. Mon élo oscille entre 1500 et 1600. J’ai toujours habité en région parisienne, j’ai connu deux clubs différents, je n’ai bien sûr jamais été rémunérée pour jouer. Je fais aussi de l’arbitrage, je suis devenue AF3 il y a un an (ce qui permet par exemple d’être arbitre principale d’un tournoi sans normes) mais je n’ai pas beaucoup exercé, j’essaye d’arbitrer plus cette année.

L’échiquier féminin
Quand je me suis inscrite en club, je voulais progresser aux échecs, prendre des cours, mais je n’avais pas pensé faire de la compétition. Comme dans mon club la licence était gratuite pour les femmes, je me suis retrouvée avec une licence A et, un jour, on m’a demandé de venir remplacer quelqu’un dans une équipe mixte, je crois que c’était de la N5. Ça m’a vraiment plu, j’ai été surprise. A l’époque, je finissais mes études et je ne pense pas que je me serais payé une licence A directement, c’était trop cher pour moi. La licence offerte venait de ce qu’ils pouvaient avoir besoin de joueuses en N3, donc d’une certaine façon, c’est vrai que c’est l’obligation d’avoir des féminines en nationale qui m’a amenée à la compétition. Après, j’aurais pu aussi m’y intéresser par un autre biais, peut-être au bout de quelques années.

J’ai pas mal joué en N2 et en N3 dans le cadre de « l’échiquier féminin », qui est en fait l’obligation d’avoir au moins une joueuse et un joueur de nationalité française par équipe (sauf que l’homme, il est facile à trouver.) Actuellement, il y a une joueuse à plus de 1800 dans la N2 de mon club, mais elle est souvent indisponible pour raisons professionnelles, alors j’assure ses remplacements. J’ai tenté, une année, d’être à la fois présente en N4 où je me sentais à l’aise, à mon niveau, et d’aller faire des remplacements en N2 quand la première féminine n’était pas disponible. Sauf qu’avec la règle des trois matchs (une fois que vous avez joué trois matchs durant la saison à un niveau, vous ne pouvez plus redescendre dans les divisions inférieures) il y a un moment où ce n’est plus possible et où il faut dire adieu à l’une des deux équipes.

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Mathilde Congiu sur Chess24

A l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, le site Chess24 a donné la parole à des joueuses de haut niveau. C’est ainsi que Mathilde Congiu intervient pour donner ses impressions personnelles sur la situation actuelle des femmes aux échecs et pour présenter l’association Échecs & Mixte !

Pour celles et ceux qui lisent l’espagnol, c’est ici.